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Quel devenir pour notre commerce ?

Janny Mercier, maire et les membres du conseil municipal ont convié les habitants à une réunion publique afin de les informer sur les démarches entreprises depuis la fermeture du commerce local, d’échanger de manière générale sur le commerce en milieu rural et de recueillir leurs attentes. 560 foyers avaient reçu un flyer. Une quarantaine de personnes se sont déplacées.

Janny Mercier a, tout d’abord, retracé l’historique depuis le 7 février dernier, date à laquelle les élus ont appris la fermeture du commerce suite à une liquidation judiciaire. Ils connaissaient  les difficultés des commerçants et, à maintes reprises la municipalité les a aidés sous diverses formes (vins d’honneur, achats divers, outils de communication mis à leur disposition, réunion de sensibilisation des habitants de la commune…), mais ils ne pouvaient faire preuve d’ingérence dans une entreprise privée. Au final, c’est une dette de 10 000 € environ correspondant à des loyers impayés (commerce et logement) que la municipalité prend en charge.

Janny Mercier expose ensuite les démarches des deux repreneurs potentiels du commerce qui s’étaient présentés lors du conseil municipal de Mars, au cours duquel ils avaient exposé toute leur expérience ainsi que leurs visions du commerce en milieu rural et leurs projets ; arguments qui avaient séduits le conseil municipal et qui avait accepté à l’unanimité la proposition des repreneurs de faire racheter le fonds par un système de location-vente. Une ligne budgétaire a été votée en vue d’engager la possibilité d’une reprise du fonds de commerce.

En Avril, le maire fait part au conseil du courrier du mandataire précisant que la meilleure offre est à 20 000 € et qu’il convient de lui faire éventuellement une nouvelle proposition pour le 31 mai au plus tard. Dans l’intérêt général de la collectivité et au vue du projet dynamique et réfléchi présenté par les candidats intéressés, le conseil municipal a fait une offre à 20 500 €.

En Juin, le maire informe le conseil de l’avancement normal du dossier du commerce local dont la liquidation est entre les mains de Maître Boudevin. Des démarches auprès du notaire nécessaires à la conclusion de cette affaire sont à faire au cours de l’été : promesse de vente pour la reprise du fonds, projets de baux pour la mise en location gérance.

En Juillet, lors de la dernière rencontre chez maître Ribot (Notaire) des reproches sur les lenteurs administratives sont avancés et la discussion tourne court. Le surlendemain, le maire a reçu un message confirmant l’abandon du projet.

C’est un coup dur aux efforts consentis par la commune et aux habitants dans la vie quotidienne.

Il est pris la décision de maintenir l’achat du fonds du commerce auprès du liquidateur  afin notamment de pouvoir faciliter l’installation d’un autre repreneur, de maintenir la licence IV.

En ce qui concerne la prospection, une dizaine de candidats ont présentés des dossiers plus ou moins aboutis. Deux candidats se sont présentés lors des séances de conseil municipal de Septembre et d’Octobre. A l’unanimité les membres du conseil n’ont pas retenu ces candidats.

Il a donc été décidé de mettre des annonces sur différents sites : SOS Villages (TF1), le Bon Coin, Place des Commerces et sur le site communal.

Les investigations doivent se poursuivre, car l’autorisation de débit de tabac s’arrête le 5 février 2018.

La municipalité souhaite maintenir un commerce de proximité car il est vecteur de services rendus à la population, de convivialité, de dynamisme et de lien social. Il est constaté depuis la fermeture à quel point c’est problématique pour les personnes âgées ou pour les courses d’appoint. Cependant, Janny Mercier tient à souligner l’entraide qui s’est mise en place entre les personnes pour faire les approvisionnements.

Janny Mercier a souhaité retracer chronologiquement toutes les démarches entreprises depuis 8 mois, afin de donner, en toute transparence, les bonnes informations aux habitants.

La parole est laissée aux participants afin de recueillir leurs attentes et d’échanger librement sur le commerce en milieu rural.

Le pain est le produit qui manque le plus. Pour les personnes âgées les produits de première nécessité font également défaut quand le moyen de locomotion est inexistant.

Pourquoi le commerce n’a pas fonctionné ? Les habitants n’ont pas manqué de faire part de leurs arguments.

Toute une série de questions ont été posées.

-Le commerce est-il nécessaire sous sa forme actuelle ?

-Peut-on scinder les deux activités ?

-Pourquoi ne pas relancer l’activité restauration

-La commune pourrait-elle salarier une personne pour l’épicerie ?

Y-a-t-il parmi le personnel de la commune une personne qui pourrait dégager du temps ?

-Faut-il  co-construire un projet avec la municipalité.

-faut-il réorganiser le commerce ? (transférer l’épicerie vers le bar-restaurant).

-Pourquoi ne pas créer une épicerie associative ?

Des propositions sont avancées par les participants :

-Adapter les jours et les heures d’ouverture aux personnes qui travaillent.

-Le commerce doit adapter son offre et répondre aux exigences des clients.

- Il est perçu comme un lieu de convivialité (aménagement plus chaleureux à faire)

-Recentrer l’activité et ne proposer que des produits de première nécessité.

-Proposer des produits locaux (fruits, légumes, boucherie)

-Le service de proximité a été évoqué : pourquoi prendre sa voiture pour quelques courses ?

-Portages de commandes ou préparation de commandes (tels les Drive)

-Plats préparés sur place ou à livrer

-Partenariat à créer avec les associations

-Pressing et services divers

-Proposer des produits en fonction des fêtes (pâtisserie, fleurs….)

Ouvrir ce lieu pour les adolescents en proposant des activités (dimanche après-midi)

Conditions de reprises du commerce

Stock de départ est à assurer par le repreneur

Le loyer est négociable

 

A l’issue de cette réunion, il est proposé aux participants de les informer sur les démarches futures. L’envoi d’un questionnaire à chaque foyer a été évoqué.

Le petit commerce a des atouts : le conseil, la proximité, le service, la compétence du commerçant, la qualité de l’accueil, ce que l’on ne trouve  pas forcément  dans la grande distribution et le e-commerce !

 

 

 

 

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